jeudi 12 août 2010

lundi 12 juillet 2010

vendredi 9 juillet 2010

mardi 6 juillet 2010

Les métiers méconnus de la Bande Dessinée



Son nom ne vous dirait rien, et pourtant, le lecteur et fan assidu du neuvième art que vous êtes sûrement, a déjà eu affaire, sans même le savoir et bien plus d’une fois, avec notre invité de la semaine… Ou plutôt avec son écriture, car Hugues Tomasini est lettreur.


Rencontre.

Comix Pouf : Hugues, vous êtes lettreur. C’est une profession méconnue même des lecteurs de bandes dessinées. Pouvez-vous, en deux mots, revenir sur votre parcours ?

Hugues Tomasini : Je suis calligraphe de formation et c’est un peu par hasard que je suis entré dans le métier. René Groult (alias Tluorg, l’auteur de Rimpimpim, NDLR) était l’ami du beau-frère de ma femme. Il travaillait à l’époque pour l’hebdo Raplapla et son lettreur attitré venait de tomber pour une sombre histoire de trafic de planches originales. J’ai accepté de le remplacer au pied levé pour lui rendre service. C’était en 1977, et je suis toujours là (rire).

CxP : Votre nom ne figure que rarement sur les albums que vous lettrez. Pourtant, vous êtes un rouage indispensable dans l’industrie de la BD. N’est-ce pas frustrant à la longue ?

HT : Euh…Non. En fait, je suis un artisan, pas un artiste. Je suis le lien entre les mots du scénariste et le lecteur… C’est une reconnaissance intérieure, et moi, elle me suffit.
Vous savez, malgré leurs talents indéniables, la majorité des dessinateurs écrivent comme des cochons, sans parler de ceux qui sont tout bonnement analphabètes. Moi, je suis là pour transcender leur travail, je suis un peu le descendant des maîtres enlumineurs du moyen-âge.

CxP : Comment avez-vous vécu l’arrivée des nouvelles technologies ? J’imagine que l’ensemble de votre profession a dû être bouleversée face à l’affluence des outils informatiques ?

HT : J’ai fait comme tout le monde, je me suis adapté ! Au début, ça a été difficile, je l’avoue, mais avec un peu d’entrainement, j’arrive désormais à reproduire n’importe quelle police !
(Hugues se saisit alors de son Rötring Isograph 0,6mm, son outil de prédilection, et reproduit à la perfection une magnifique Microsoft sans sérif.)
Vous savez, je crois que l’informatique est surtout un effet de mode. Les gens finiront bien par s’en lasser. Comme tout…

CxP : Hugues ! Merci !

HT : C’est moi.






La semaine prochaine, un nouvel entretien passionnant avec Jean-Jacques Peaumevert, étudiant à la retraite et correcteur d’orthographe chez Delcourt.

mercredi 30 juin 2010

BD-cul-cul

mardi 29 juin 2010

lundi 21 juin 2010

Nouvelle revue à L'association !

Après Erotix chez Delcourt, BD cul chez les Requins Marteaux, ou encore Fluide Glamour, L'association lance enfin sa collection érotique sous la forme d'une nouvelle revue BD.
Annoncée pour octobre, Lapine, c'est son nom, sortira une fois par an seulement, mais s'annonce déjà comme une grosse somme de récits haletants. En effet, elle accueillera la toute nouvelle génération de jeunes auteurs puceaux.

La surprise de taille est que l'éditeur JCTouteMenu a confié le poste de rédactrice en chef à une personnalité des plus en vue actuellement sur le marché : la fameuse Marjane Attrapmi, célèbre pour son Persépoils. Cette dernière ne manquera donc pas d'ouvrir également ses pages à l'avant-garde virginale des actrices de la nouvelle Bande dessinée.
Autant dire que l'attente jusqu'au mois d'octobre sera longue pour les adeptes de pratiques graphico-narratives sans concession ni tabou.