Alléluia ! Youpi ! Hosanna au plus haut des cieux ! Christ Where est le plus grand auteur qui ne fait pas de BD ! Oubliez Tintin et les illustrés, oubliez vos petits Miquets, Christ Where va vous faire découvrir autre chose que ces tristes albums qui s'alignent sur vos étagères depuis votre enfance. Maintenant la BD a grandi, elle n'a rien à envier aux grands auteurs de littérature. La preuve : ce n'est plus de la BD.
Alors certes, il y a des cases, des bulles, des histoires. Certes, il y a aussi des planches, des strips, des personnages récurrents. Certes on peut observer des décors, beaucoup d'immeubles et d'architecture très bien dessinés d'ailleurs, et certes le dessin n'est pas autre chose qu'une ligne claire façon oncle Sam. Il n'est pas faux non plus de dire que Christ WHERE a eu beaucoup de prix décernés par des jurys BD, et qu'il est édité aux Etats-Unis et en France par des éditeurs de BD.
Mais avec Christ WHERE, la BD ne se réduit pas à ça. Car Christ WHERE c'est aussi : des puzzles, des découpages, des pliages, un jeu de piste, un jeu de construction, — et une mallette pour bien ranger tous les assemblages et pour ne pas mettre le bazar sur vos belles étagères où s'alignent depuis votre plus tendre enfance tous vos albums préférés.
Sapristi, Christ WHERE, c'est la BD enfin adulte !
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jeudi 4 décembre 2014
dimanche 4 mai 2014
Mirage sur théorie
Comment faire d’une non-discipline son exact contraire ? Peut-être en superposant ce pour quoi elle est ordonnée. Il s’agira alors de signifier moins l’agencement que le moyen de s’y définir, s’y assimiler et diriger l’étendue systémique d’une idiosyncrasie qui sera toujours englobante.
Ainsi posée, cette non-discipline devient une équation où les invariants vont réduire, échantillonner, quadriller ce qui les confond, ériger leur frontière au monde. L'art, l'idée, deviennent langue et réalité. Le vif de la signification est l'herméneutique soumise à des icônes sans décodage, sans catégories esthétiques et déterminations isolables. Le haut système des parasites plus trajets qu’introjections s’affirme comme une opportunité d'apparaître. Des trois opérations distinctives, on passe à deux : celle ici suspendue, devenue idéation ; l’autre, toute à l’action d’un système iconographique suffisamment éclairant pour tricoter une sixaine de théoriciens.
Comment définir leurs substances ? Peut-être par une mise à l'écart, une zone d'impensé, et sa subjectivation, ses cellules et sa temporalité, bref, une vie composée sur des champs où l’on saisit l'image pour se ranger, s’établir, faire société ; où l’on devient aussi la causalité, la potentialité, la fonction d’une anthropologie commune se dévoilant en un processus non verbal ou non linéaire. Étrange confrérie, étrange prolepse, étrange assertion, peut être une étrange auscultation ? Pas plus étrange pourtant que d’autres imposés depuis longtemps et aujourd’hui devenus ontologiques. Et puis, dans cette «spatiotopie» sans relation au monde, pourquoi chercher ces paradigmes paralogiques ou hypnotiques, comment savoir d’où l’on est aveuglé ?
Ainsi posée, cette non-discipline devient une équation où les invariants vont réduire, échantillonner, quadriller ce qui les confond, ériger leur frontière au monde. L'art, l'idée, deviennent langue et réalité. Le vif de la signification est l'herméneutique soumise à des icônes sans décodage, sans catégories esthétiques et déterminations isolables. Le haut système des parasites plus trajets qu’introjections s’affirme comme une opportunité d'apparaître. Des trois opérations distinctives, on passe à deux : celle ici suspendue, devenue idéation ; l’autre, toute à l’action d’un système iconographique suffisamment éclairant pour tricoter une sixaine de théoriciens.
Comment définir leurs substances ? Peut-être par une mise à l'écart, une zone d'impensé, et sa subjectivation, ses cellules et sa temporalité, bref, une vie composée sur des champs où l’on saisit l'image pour se ranger, s’établir, faire société ; où l’on devient aussi la causalité, la potentialité, la fonction d’une anthropologie commune se dévoilant en un processus non verbal ou non linéaire. Étrange confrérie, étrange prolepse, étrange assertion, peut être une étrange auscultation ? Pas plus étrange pourtant que d’autres imposés depuis longtemps et aujourd’hui devenus ontologiques. Et puis, dans cette «spatiotopie» sans relation au monde, pourquoi chercher ces paradigmes paralogiques ou hypnotiques, comment savoir d’où l’on est aveuglé ?
Hybridation informelle entre deux textes de Du9 : Polka sur l'autoroute et En attente d’une théorie, mirages
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vendredi 14 février 2014
Angoulême 2014 : Bernard Joubert encore !
Bernard Joubert chante Randy Newman :
Extrait de sa conférence sur le Comics Code :
... ou comment s'instruire en s'amusant ! Merci Bernard !
Extrait de sa conférence sur le Comics Code :
... ou comment s'instruire en s'amusant ! Merci Bernard !
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dimanche 9 février 2014
Bernard Joubert : Plagiats et pompeurs, Angoulême 2014
Tout d'abord, la traditionnelle chanson :
Puis un extrait de la conférence, croustillant :
Puis un extrait de la conférence, croustillant :
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vendredi 7 février 2014
dimanche 27 octobre 2013
La loi des séries
Depuis quelques années est apparu un nouveau genre de bande dessinée : le récit rédempteur post-maladie psy. Vous avez peut-être lu certains de ces titres, ou tout au moins cela vous dit-il quelque-chose : Journal d'une dépression, La Parenthèse, Journal d’une bipolaire, Chute libre, 12 mois sans intérêt, J'étais une merde, ou encore tout récemment Une case en moins, ou Diagnostics.Mais avez-vous entendu parler de Chute, de Paul Pinsongai ? Non ? Eh bien, voici Rechute. Interview.
Comix Pouf : Paul Pinsongai, pouvez-vous nous présenter votre BD ?
Paul Pinsongai : Dans mon premier livre, Chute, je racontais comment j'étais sorti d'une grave dépression. Dans Rechute, je raconte comment j'ai réussi à surmonter les mauvaises ventes de mon premier livre.
Comix Pouf : Est-ce que vous envisagez une suite ?
Paul Pinsongai : Ecoutez... oui ! Je me prépare au pire de toute façon.
Comix Pouf : Merci Monsieur Pinsongai, nous souhaitons une longue vie à cette nouvelle série !
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dimanche 13 octobre 2013
Un professionnel de la BD
Petite leçon de professionnalisme chez nos amis d'Actua-BiDet, en la personne de l'ineffable Pasamonix.
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mardi 17 avril 2012
Des planches qui brûlent
Dans son dernier livre Des planches qui brûlent (éditions Belcourt), Paul Scadrazzini dénonce la déforestation qui détruit l'éco-système de notre planète. Formidable livre de 5662 pages denses, radicales, et d'un pessimisme qui fait réfléchir. Il fallait bien quelques arbres en moins pour nous sensibiliser, merci Paul Scadrazzini.


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samedi 18 février 2012
Encore des révélations !
PRIX RÉVÉLATION 2012 : GILLES ROCHIER
Après le prix révélation décerné à Gilles Rochier au dernier FIBD d'Angoulême, le Comix Pouf propose aux membres du jury les noms des jeunes auteurs suivants pour les prochaines éditions. Inconnus du grand public, ils constitueront de parfaits lauréats aux prochains prix révélation tout en récompensant une longue carrière passée loin des projecteurs.PRIX RÉVÉLATION 2013 : MATTT KONTURE
PRIX RÉVÉLATION 2014 : ALEX BALADI
PRIX RÉVÉLATION 2015 : LAURENT LOLMÈDE
PRIX RÉVÉLATION 2016 : NYLSO
PRIX RÉVÉLATION 2017 : IBN AL RABIN
PRIX RÉVÉLATION 2018 : JEAN BOURGUIGNON
PRIX RÉVÉLATION 2019 : BSK
PRIX RÉVÉLATION 2020 : FIFI
PRIX RÉVÉLATION 2021 : RONALD GRANDPEY
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mercredi 8 février 2012
vendredi 30 décembre 2011
Toujours plus de bande dessinée en 2011 !
Mais oui, c'est pas croyable, chaque année depuis que je m'en occupe, il y a plus de bd partout, ce qui fait que tout progresse même quand tout va mal. La crise est là, paraît-il, mais le village des petits miquets résiste. C'est quand même fou de voir que tout va si bien, et qu'il suffit de savoir compter pour être heureux. Moi, c'est simple, depuis que je fais mes rapports, je n'ai plus besoin de lire des bd pour me divertir, il me suffit de les compter. Le monde est si beau à travers ma jolie calculette. D'ailleurs, en 2012 c'est les élections et avec mon slogan "Publier plus pour gagner plus", je veux bien être ministre pour mes amis du Bédef.
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mardi 27 septembre 2011
vendredi 16 septembre 2011
jeudi 15 septembre 2011
dimanche 11 septembre 2011
vendredi 9 septembre 2011
samedi 16 juillet 2011
La révolution numérique ou le futur du medium
(compte-rendu de la table ronde qui s'est tenu à Trembiniais-lès-Foys)
La Bande dessinée va changer car bientôt elle ne sera plus pareil qu'avant, et même différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Les progrès technologiques du numérique permettent dès maintenant, voire depuis quelques années déjà — ce qui fait que le futur a déjà commencé mais qu'il est quand même devant nous — bref ces progrès permettent de transformer une planche de BD, cet objet lourd et encombrant, en une série de 0 et de 1 qui sont projetés facilement, car ils sont légers légers légers, sur tous les écrans de la planète. C'est une révolution, elle a commencé, elle commence maintenant, et bientôt elle sera là.
Il y a bien sûr de tristes esprits rétrogrades qui pensent encore que rien ne remplacera notre belle bédé, et ses albums cartonnés ou souples, et que tous les livres encombrants qui prennent la poussière sur leurs étagères moisies et ne réjouissent à l'occasion que les porte-monnaie des déménageurs survivront à cette révolution qui est venue, qui vient ou qui viendra. Répondons-leur en un mot, ou en trois : ils ont tort. Car bientôt, dans pas longtemps et très prochainement, il n'y aura plus partout que ces merveilleux écrans plats, ou souples, brillants ou mats, il n'y aura plus en guise de lecture que connection, téléchargement, streaming et interface ; et nous cliquerons les images en clignant des yeux.
C'est arrivé hier, ça commence aujourd'hui, et c'est bientôt pour demain.
La Bande dessinée va changer car bientôt elle ne sera plus pareil qu'avant, et même différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Les progrès technologiques du numérique permettent dès maintenant, voire depuis quelques années déjà — ce qui fait que le futur a déjà commencé mais qu'il est quand même devant nous — bref ces progrès permettent de transformer une planche de BD, cet objet lourd et encombrant, en une série de 0 et de 1 qui sont projetés facilement, car ils sont légers légers légers, sur tous les écrans de la planète. C'est une révolution, elle a commencé, elle commence maintenant, et bientôt elle sera là.
Il y a bien sûr de tristes esprits rétrogrades qui pensent encore que rien ne remplacera notre belle bédé, et ses albums cartonnés ou souples, et que tous les livres encombrants qui prennent la poussière sur leurs étagères moisies et ne réjouissent à l'occasion que les porte-monnaie des déménageurs survivront à cette révolution qui est venue, qui vient ou qui viendra. Répondons-leur en un mot, ou en trois : ils ont tort. Car bientôt, dans pas longtemps et très prochainement, il n'y aura plus partout que ces merveilleux écrans plats, ou souples, brillants ou mats, il n'y aura plus en guise de lecture que connection, téléchargement, streaming et interface ; et nous cliquerons les images en clignant des yeux.
C'est arrivé hier, ça commence aujourd'hui, et c'est bientôt pour demain.
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mardi 12 juillet 2011
Les Assises à roulettes de la Bande dessinée
Les Assises à roulettes de la Bande dessinée se sont ouvertes ce week-end à Trembiniais-les-Foys dans une ambiance studieuse mais très décontractée. Il faut dire qu'on ne peut trouver plus confortable pour réfléchir à la Bande dessinée, qu'un fauteuil à roulettes qui allie, de même que l'image narrative, fixité et mobilité. Nos contributeurs, une petite troupe de sémioticiens, esthéticiens, et Neuvième-Artologues, ne s'y sont d'ailleurs pas trompés : on les a vu s'affaler en cœur dans leur siège ambulant, qu'ils n'ont pas quitté de tout le séjour, avançant, reculant, se croisant et dessinant par leur trajet les plus incroyables arabesques, dans une dialectique parfaite qui unissait enfin les lignes de la pensée à la trace fulgurante de l'intrument. Il semble que grâce aux fauteuils roulants des Assises à roulettes de la Bande dessinée, les théoriciens des littératures dessinées ont enfin trouvé la méthode unissant, comme les deux roues d'une même charrette, théorie et création. Loin des accablantes universités d'été, on assiste ici au déplacement de la pensée qui enfin n'est plus un handicap pour le 9e Art, mais qui se trouve au contraire véhiculée par lui — passagère et guide d'une folle sarabande dessinée !
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mercredi 4 mai 2011
L'Association à l'Association
Initialement prévu dans la collection Shampooing et maintes fois repoussé, le livre L'Association paraîtra finalement en janvier 2012 dans une formule considérablement étoffée grâce à la contribution de tout le monde.
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lundi 11 avril 2011
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